Ma bibliothèque minimaliste

ma bibliothèque minimaliste 1Il m’aura fallu deux ans pour appréhender ma manière de « consommer » la littérature sous le prisme du minimalisme. Si le cheminement a été long, je me rends compte qu’il constitue au final la suite logique d’une réflexion plus globale amorcée sur le sujet à l’époque où je m’étais lancée dans le défi minimaliste du MinsGame – réflexion qui est le prolongement d’un souhait qui reste inchangé: celui de me débarrasser du superflu, (dés)organiser mon quotidien pour ne garder que l’essentiel.

Il m’aura fallu attendre cet été que je déménage mes dernières affaires de chez ma mère pour que le déclic se fasse: où allais-je bien pouvoir ranger tous ces livres dans mon appartement? Après avoir passé une majeure partie de ma vie à faire des études littéraires, je me suis rendue compte que je n’avais tout simplement pas la place de stocker tous ces ouvrages chez moi. Pourtant, consciente des affaires qu’il me fallait ramener, j’avais justement acheté une bibliothèque pour les y ranger mais je ne souhaitais pas en acheter une seconde, et pour la mettre où ? Nous avons la chance d’avoir des pièces assez peu meublées où il fait bon vivre, chaque objet a une place qui lui est attribuée et qui a été pensée avec soin. Le défi du MinsGame m’a appris à ne plus laisser les objets s’accumuler, s’éparpiller, m’oppresser.

Partant de ce constat, j’ai compris qu’une grande session de tri s’imposait à moi. Avec le recul je me rends compte qu’il m’a été facile de me séparer de ces livres en les catégorisant de la manière suivante:

  • Les livres dont j’ai lu le début à plusieurs reprises sans jamais réussir à les finir (par ennui, désintérêt total )
  • Les livres que j’ai lu une fois et que je ne relirai jamais
  • Les livres offerts que je n’ai jamais pu finir ou eu envie de lire
  • Les livres étudiés à l’école que je ne relirai jamais

Une fois ce tri fait (chez ma mère comme à la maison), je les ai à nouveau classés en deux catégories: ceux que j’allais donner à mon lycée pour alimenter la bibliothèque du CDI, et les autres qui n’y avaient pas leur place et qui rejoindraient les étagères de ma bibliothèque de rue: ne me restait plus qu’à faire mes sacs.

Qu’ai-je gardé au final ? L’évidence même, la crème de la crème: mes doudous en papier. Ceux lus qui ont fait battre ou fondre mon cœur et que je relirai ou que j’ai déjà relu ; ceux non lus mais également non commencés auxquels je laisse la chance de me conquérir et certains, héritage de ma famille, auxquels je suis émotionnellement très attachée.

Je pensais qu’il me serait difficile, voire impossible, de me séparer de ces livres dont la présence m’a toujours été si familière. Aujourd’hui je me sens avant tout délestée d’un poids. Je porte un regard renouvelé sur notre bibliothèque qui contient mes plus beaux échappatoires livresques.

Me séparer de ces livres, la plupart comme neufs, m’a fait prendre conscience que je devais changer ma manière de « consommer » la littérature. Je ne dirais pas qu’en les achetant j’ai jeté mon argent par les fenêtres, mais il est certains que j’aurais pu acheter plus intelligemment: éviter d’encombrer mes étagères de livres dont je n’ai que faire et réduire de manière conséquente mes dépenses en ne les achetant pas systématiquement au prix fort.

Je partage avec vous quelques idées qui me sont venues à l’esprit afin d’ancrer ma démarche de la manière la plus minimaliste possible (la liste est non exhaustive, n’hésitez pas à l’alimenter):

  • privilégier les livres de seconde main: j’ai été agréablement surprise du nombre de livres (toutes catégories confondues) comme neufs vendus à prix mini à Easy Cash. Si vous n’en avez pas près de chez vous regardez sur le net, il doit bien y avoir une boutique spécialisée de ce genre dans votre ville. Il m’est arrivé d’en commander également sur Amazon. Récemment j’ai aussi récupéré la saga Twilight gratuitement grâce à l’application Geev dont je vous ai parlé dans un précédent article. Et pour ceux qui adorent chiner, quoi de mieux que d’acheter vos livres en brocante?
  • se faire une carte de bibliothèque: l’abonnement à la médiathèque la plus proche de chez moi ne coûte que 11€ à l’année et donne accès à une multitude d’ouvrages qui ne demandent qu’à être dévorés 😉
  • faire le tour des bibliothèques de rue de son quartier: je ne compte plus le nombre de pépites sur lesquelles je suis tombée grâce à ma bibliothèque de rue, certains étaient même sur ma wishlist !
  • écouter des livres audio: cela va faire deux ans que j’écoute des livres audio, j’ai d’abord commencé à en écouter des gratuits, lus par des gens qui font les enregistrements de chez eux pour le plaisir du partage, je vous mets le lien du site juste ici. Le site est composé majoritairement de classiques. L’an dernier j’ai fini par craquer et m’abonner à Audiolib principalement parce que je souhaitais écouter des livres plus modernes avec une meilleure qualité de son puisque enregistrés par des professionnels. Après un mois d’essai j’ai été conquise: je paye 9.95 par mois et j’ai le droit chaque mois à un crédit, soit un livre offert parmi tout le catalogue proposé, peu importe le prix que coûte ce dernier. Je vous conseille de guetter les promos car je me souviens avoir payé moins cher mon abonnement au début. Comme pour tout livre audio, prenez le temps d’en écouter un extrait avant d’en télécharger / acheter un: la voix du lecteur peut vous transporter dans l’univers comme devenir un frein à votre lecture.

Que les choses soient claires, je ne dis pas qu’à l’avenir je n’achèterai plus de livres, mais qu’avant d’en acheter un nouveau, je réfléchirai à deux fois: j’essaierai de me procurer ce livre autrement qu’en l’achetant au prix fort et si j’ai un énorme coup de cœur, alors je l’achèterai.

🍵


Et vous, littérature et minimalisme, ça vous parle ? Sur ce j
e file me replonger dans ma lecture du tome 1 de la saga « A la Croisée des Mondes : Les Royaumes du Nord » acheté 1€ à Easy Cash 😉 Et vous, que lisez-vous en ce moment ? 🤓

🍵

Littérairement vôtre, Laure.

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10 réflexions sur “Ma bibliothèque minimaliste

  1. Je fais la même chose, c’est en partie dû au manque de place et au fait que je déménage en permanence depuis le début de mes études… mais ça me va comme ça, je préfère que les livres circulent si je sais que je ne les relirai pas 🙂 après je garde aussi ceux que j’ai envie de prêter

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  2. Ton article me parle particulièrement Laure, car j’ai eu cette réflexion il y a maintenant quelques années. Quand j’étais plus jeune j’achetais énormément de livres, qui ont fini entassés dans des cartons faute de place.
    J’avais vraiment de la peine pour eux de les imaginer seuls et abandonnés alors qu’ils auraient pu faire le bonheur de quelqu’un d’autre, alors l’année dernière j’ai fait un énorme tri, ne gardant que ceux qui m’ont profondément marquée et que j’aimerais transmettre à mes enfants plus tard. Dorénavant je n’achète presque plus aucun livre, me fournissant dans ma bibliothèque adorée ou boîte à livres de ma ville.
    Je crois que l’on n’imagine pas assez l’impact écologique que peut avoir la production de livres, et qu’il faudrait mettre un peu plus de conscience dans cet acte d’achat (comme dans tout achat finalement).

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    • Coucou Marine, j’y pensais justement en rédigeant l’article, l’impact écologique est en effet non négligeable, chacun d’entre nous se doit de réduire au mieux son empreinte écologique et acheter un livre doit se faire en pleine conscience 🙂.

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  3. Ton article me parle. A chaque déménagement, la partie livre se fait plus problématique. Au tout début, quand j’ai fini mes études, j’avais finalement peu de livres. Mais lorsque je me suis mise à enseigner les lettres, avoir les livres sous la main est vite devenu une nécessité. Et puis je culpabilisais parfois des remarques sur ma « petite » bibliothèque. Alors depuis j’accumule. Je me rends compte que quand je ne vais pas bien, j’achète des livres compulsivement. Bref, ma bibliothèque m’interroge. Par contre, je suis une adepte de l’achat d’occasion. Et puis j’ai hérité d’une grosse bibliothèque. Tellement grosse que j’ai dû me débarrasser de la plupart des livres (en les bradant dans les brocantes). Il me reste encore 6 cartons!

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    • Enseigner nécessite en effet des ressources, j’ai le même souci étant moi aussi du métier, même si l’on trouve de nos jours beaucoup de livres et manuels dématérialisés ce qui est super pratique. J’ai également eu ma période d’achats compulsifs où j’avais de quoi lire pour une voire deux année(s) à venir. Maintenant j’essaye vraiment de prioriser mes achats et surtout de ne pas être dans l’excès. J’ai appris à suivre davantage mes envies du moment et à lire tout de suite ce qui me fait envie, cela m’évite de stocker des livres que je ne compte pas lire tout de suite (et de les laisser prendre la poussière au passage 😉).

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  4. Ma solution de minimaliste que j’ai adopté, c’est de tout passer au numérique. J’ai une liseuse qui peut contenir près de 3000 livres sans prendre aucune place.
    Il est vrai qu’avant de passer au numérique, j’étais sceptique. Mais on s’y fait très vite. Puis côté empreinte écologique, c’est beaucoup mieux que des tonnes de papiers. Il me reste quelques versions papiers, mais il y a 2-3 ans, j’ai pu vider les 3/4 de la bibliothèque. Puis pour les amoureux de la littérature qui n’ont pas forcément de gros moyens, il est très facile de se procurer les livres gratuitement sur internet et sans DRM.
    Comme: https://zone-ebook.com
    par exemple.

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    • J’avoue que lire sur écran me pose souci car je passe déjà ma journée devant l’ordinateur et le soir je n’ai qu’une envie: déconnecter. Mais j’avoue que cela représente une alternative en plus pour ceux qui aiment lire sur écrans 🙂

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      • Oui, je pensais pareil avant. Moi aussi je suis sur PC la journée au boulot. Mais les liseuses ont des écrans spéciaux très différents des pc, smartphones. Ils ne scintillent pas, sont en noir et blanc. Et l’on a vraiment l’impression de lire un livre. Après, question d’habitude.

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