Vingt-sept bougies

Il y a de cela un mois j’ai fêté mes vingt-sept ans. Pour l’occasion, sur instagram je vous avais proposé une petite foire aux questions dont j’ai retenu celles qui me plaisaient le plus. C’est donc avec un bon mois de retard que je partage à l’écrit et en images mes réponses et que je remercie au passage les personnes s’étant prêtées au jeu !

Dès que je suis née j’ai adopté comme doudou number 1 ce lapin. Quant à mes cheveux? Ils vivaient déjà leur vie.

1. Quelle est ta citation préférée?

Je ne sais pas si c’est ma préférée mais il est vrai que je sors tout le temps et à tout bout de champ ce leitmotiv à mes élèves: « Ce qui est fait n’est plus à faire ». Je l’applique également beaucoup dans ma vie de tous les jours afin d’éviter de tomber dans les méandres de la procrastination.

2. Quelles sont les trois valeurs qui sont les plus importantes à tes yeux?

Si je ne devais en retenir que trois je dirais l’honnêteté (qui est la base de toute relation, en amitié comme en amour), la loyauté et l’humilité.

3. Quel est ton plat doudou?

Je suis ce qu’on appelle plus communément une bonne vivante. J’aime manger et plus que tout partager un bon repas avec les gens qui me sont proches. J’ai longtemps eu la dent sucrée mais en grandissant je vois bien que mes goûts évoluent peu à peu. Si je ne devais retenir qu’un seul plat, celui dont je me régale lors de mes plus belles victoires comme lors de mes pires défaites, ce serait sans conteste la pizza quatre fromages (voire plus si affinités). Que dire si ce n’est que je ne m’en lasse pas? 😉

Petite déjà j’avais un sens assez aigüe du partage pour manger à même le sol et partager mon poulet avec le chat du quartier.

4. Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photographie?

Lorsque j’étais enfant je me rappelle qu’il y avait toujours un appareil photo jetable qui trainait à la maison. Ma mère adorait prendre des photos (de moi essentiellement haha) et j’ai très jeune eu ce contact avec l’objectif. Lorsque j’ai eu environ six, sept ans, j’ai découvert le plaisir de passer derrière l’objectif et de capturer le monde qui m’entourait en un seul petit clic, c’était tout à fait fascinant et je me suis vite mise à photographier tout et surtout n’importe quoi. La technique m’importait peu tant que je pouvais immortaliser l’instant présent: je détenais là un pouvoir magnifique. Mon rapport à la photographie a quelque peu été bousculé l’année de mes huit ans, lorsque mon père est décédé. Je ne disposais de presque aucun clichés de lui, de nous trois, auxquels je pouvais me raccrocher: il avait toujours détesté être pris en photo et faisait toujours son possible pour éviter de l’être. Son départ a également marqué une période de transition sans précédent dans ma vie: les choses allaient trop vite pour l’enfant que j’étais et je pense qu’inconsciemment j’ai fait le choix d’occulter beaucoup de souvenirs de cette époque afin de me préserver – souvenirs dont je peine toujours à me remémorer tant je les ai enfouis si profondément. A cette époque, mon désir de photographier l’instant présent s’est fait plus pressant encore. Il provenait d’une profonde prise de conscience qui m’accablait alors: tout est éphémère et du jour au lendemain peut ne devenir que poussière. Moi qui adorait photographier la vie qui animait mon jardin (les papillons, les escargots ou encore la forêt qui bordait notre ancienne maison), je me suis mise à photographier mes proches et mes amis. La photographie est pour moi une forme de catharsis qui me permet de fixer sur la pellicule ces instants de bonheur appartenant déjà au passé. Je suis bien loin de réaliser des clichés professionnels, je manque cruellement de temps pour me perfectionner (personne ne m’a jamais enseigné quoique ce soit, je n’ai jamais pris de cours ou autre) – mais là n’est pas ma finalité. Chaque cliché est une brique de plus que j’ajoute à mon barrage intérieur: il me permet de déjouer de nouvelles pertes de mémoire futures et d’immortaliser à tout jamais ce(ux) que j’aime et dont je souhaite me souvenir à tout jamais.

Les années passent mais certaines choses restent inchangées, j’ai toujours préféré être derrière l’objectif que devant. Petite déjà la drama queen en moi n’aimait pas qu’on la bombarde de photos.

5. Quels sont tes trois livres préférés que tu emporterais sur une île déserte?

J’ai toujours du mal à répondre à cette question et pourtant, je me tourne à chaque fois vers ces mêmes ouvrages que je ne me lasse pas de lire:

  • Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire.
  • Les Contemplations de Victor Hugo.
  • Le recueil de poèmes de mon papa.

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Preuve en est que je n’ai jamais su lire un seul livre à la fois.

6. As-tu une héroïne favorite?

Peyton Sawyer, de la série One Tree Hill et jouée par Hilarie Burton. J’ai grandi avec les frères Scott, aussi ridicule que cela puisse vous paraître, et je me suis tout de suite attachée au personnage de Peyton auquel je me suis identifiée comme avec aucun autre personnage jusqu’à présent. Cela fait longtemps que je n’ai pas re-regardé OTH mais j’ai toujours perçu Peyton comme mon double: bien que ce ne soit qu’un personnage fictif, elle et moi avons traversé des épreuves similaires en bien des points. Elle a mis les mots sur ma peine, mes joies, mes doutes, elle m’a bercé avec sa musique et je suis tombée amoureuse de son art (enfin surtout de celui de la talentueuse Helen Ward qui a réalisé les dessins pour le personnage).

Every song ends, is that any reason not to enjoy the music?

7. As-tu des habitudes, des goûts qui sortent de l’ordinaire?

Cette question a été particulièrement difficile pour moi car tout dépend de la définition que chacun donne aux mots « sortir de l’ordinaire ». Pour certains, le simple fait que je ne veuille pas d’enfants et encore moins me marier font que je suis quelqu’un qui sort de l’ordinaire. Après, je n’ai pas l’impression d’être très différente des gens qui m’entourent, d’où mon problème à me projeter peut-être. Bon, après il y a bien quelques trucs que je fais et pour lesquels on m’a déjà fait remarquer que je « sortais de l’ordinaire »:

  • Je suis fan du film Les Muppets au point que j’en deviens complètement hystérique quand ça passe à la télé (mon copain me trouve tout simplement insupportable) (il faut dire que j’étais fan petite, lorsqu’ils ont sorti le film je ne tenais plus).
  • J’adore manger mes chips avec beaucoup, beaucoup de mayo (un plaisir coupable je l’avoue).
  • Je suis incapable de lire un seul livre à la fois.
  • Lorsque je lis un magasine et imaginons que j’ai fini de lire le recto/verso d’une page, je la plie en deux en son milieu – j’adore le faire, je trouve la sensation grisante, ne me demandez pas pourquoi !
  • J’ai énormément de mal à finir un repas sans une touche sucrée (fruit, chocolat, dessert ou autre), ce même si je n’ai plus faim: parfois je me sens tellement frustrée que cela peut complètement jouer sur mon moral pour le restant de la journée.
  • Lorsque quelque chose me déplaît, j’ai tendance à d’abord claquer la langue contre mon palais pour signifier mon mécontentement. Je dois le faire assez souvent car les élèves se retournent directement, se taisent et me regardent immédiatement pour savoir qui j’ai dans le viseur haha
  • Aussi étrange que cela puisse paraître, bien que j’adore voyager et que je sois professeure d’anglais, je n’ai jamais été attirée par les États-Unis: cette culture capitaliste de l’opulence me laisse totalement indifférente. Tout y est trop démesuré pour moi.
  • Michael Jackson et Freddie Mercury sont très populaires et pourtant leur musique me laisse totalement indifférente.
  • Je déteste…les salades de riz, de pâtes, de patates froides bref: de tout ce qui se mange habituellement cuit, à l’exception du taboulet (que j’achète en préparation sous-vide afin de ne pas le faire cuire et qui gonfle avec un peu d’eau froide).
  • J’adore utiliser des expressions ou mots désuets, en particulier en cours. A la maison c’est l’inverse: j’ai tendance à ressortir les expressions ridicules qu’utilisent mes élèves et que je trouve tellement drôles !
  • Le marketing d’été autour du Monoï me laisse totalement indifférente et pour cause: cette odeur m’incommode – tout comme la lavande. Je ne les supporte pas.
  • Je suis éperdument amoureuse des carnets: j’en ai des dizaines, la plupart non remplis mais auxquels je prévois un avenir glorieux (tout du moins, je m’en persuade suffisamment pour continuer à en acheter 😂).

 

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Vous comprenez maintenant pourquoi je me suis tout de suite reconnue dans ce dessin de Sarah Andersen

8. Quel métier voulais-tu faire petite?

Petite je rêvais d’être chanteuse. Mon père adorait chanter: il avait acheté un micro et du matériel d’enregistrement sur lequel nous nous exercions régulièrement. Je nous revois – lui, ma mère et moi – prendre le micro certains dimanches juste pour le plaisir de chanter. Je conserve d’ailleurs précieusement une vieille cassette de cette époque où l’on peut nous entendre chanter en solo, en duos ou en trios, dédiant à chaque fois nos titres musicaux à des auditeurs imaginaires. Mon père animait ces apartés musicales avec brio. Mes parents ont toujours aimé la musique bien qu’ils n’aient jamais joué d’instrument: ils m’ont prodigué un éveil musical incroyable pour lequel je leur suis extrêmement reconnaissante. Je me revois plus jeune dans le bureau de mon père: comme sa pièce comportait un deuxième bureau je l’utilisais régulièrement prétendant avoir moi aussi des choses importantes à faire. Il travaillait ou parfois écrivait en chantant, tandis que moi j’attendais souvent le refrain ou les chœurs pour l’accompagner tout en essayant de réaliser une nouvelle tâche impossible qu’il m’avait assignée comme dessiner une ligne droite à main levée. Ces défis rythmés par nos apartés musicales me manquent.

Ce canapé était un peu ma scène à moi, j’en ai passé des heures devant cette sono à danser, chanter, m’amuser.

9. As-tu déjà été fan d’une star?

Au lycée j’étais complètement fan de Pete Doherty, ce ténébreux poète déchu dont la musique ravissait mes oreilles. C’est peu dire qu’il a mal vieilli…

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The world that surrounded me disgusted me so I chosen to invent one of my own.

10. Qu’est-ce que tu dirais à ton toi de 15 ans?

On finit avec cette question, qui est de loin la plus difficile de toutes car elle renvoie à une époque charnière: l’adolescence. Dire que c’était il y a plus de dix ans… Si j’avais la possibilité de parler à mon moi de 15 ans, je lui dirais que le temps du pardon, du lâcher prise et du deuil sont arrivés. Les ombres laisseront bientôt place à une aube nouvelle. Patience.

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J’espère que cette FAQ vous aura plu. N’hésitez pas à me le faire savoir en me laissant un petit commentaire 😉 . Je vous dis à très vite pour de nouvelles aventures !

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