18 ans, une vie sans toi

seasick

“Tu as été l’époque la plus belle de ma vie. C’est pourquoi, non seulement je ne pourrai jamais t’oublier, mais je t’aurai constamment dans ma mémoire la plus profonde, comme une raison de vie. J’ai immédiatement compris après ton départ combien la vie allait être longue. Et qu’il fallait que je fasse semblant de m’y intéresser. Je ferai comme les autres. J’irai acheter du pain, je programmerai des voyages … Et de temps en temps je recevrai comme une bourrasque mon besoin de toi…”
— Pasolini

J’ai des morceaux de toi dans le cœur, dans l’âme et sur la peau. Quand d’autres ne laissent que le vide, de toi je garde tout. J’ai toujours tout gardé. – Patrick Poivre d’Arvor

La peur des grands espaces. La peur de la belle aventure, qui commence ce soir, sans toi. Lorsque sur les chemins battus vers de nouvelles routes inconnues, maman et moi, nous irons, je sais que toujours tu seras présent dans un coin de nos pensées. Et je verrais ton sourire se refléter dans la courbe des montagnes et le plis des vagues salines. Je me souviendrais.

J’ai peine à croire qu’en perdant ceux qu’on aime on conserve son âme entière. – George Sand

Comme tu manques à ma vie. L’angoisse de l’inconnu qui s’offre à nous se fait ressentir un peu plus chaque jour. Et souvent la nuit je me demande si tu me protèges du mal qui tapis dans le noir habite mes rêves, ne me laisse aucune trêve. Où es-tu, que fais-tu, là-haut, penses-tu à moi? Car bien souvent, moi,  j’ai pensé à toi.

J’ai connu de longs mois de dépression où je ne pouvais faire autre chose que de rester dans mon lit. Je pensais alors qu’on pouvait mourir de chagrin, de ces chagrins liés à l’abandon, à la trahison ou au contraire, à un amour fou ou aliénant. – Isabelle Adjani

J’ai peur de vivre, et souvent j’ai peur d’en mourir, à mon tour, de devoir enfin partir. Et les plaines ne me laissent aucun répit, c’est simple, je ne me souviens de rien sans toi. Qui a volé mon enfance, qui a volé notre innocence? Souvent il m’arrive de penser à une autre vie passée à tes côtés, loin de ce mal qui nuit et jour obscurcit mes pensées. On était une équipe, pas vrai? Et l’asphalte sans fin ni soif, brute comme le jour de ta disparition, toujours me conduit aux bras du port, car je l’ai accepté cette réalité maintenant, les tiens plus jamais ne me serrerons tout contre toi.

T’imagines pas le nombre de mots qu’il y a pour dire que t’es plus là, de conjugaisons à l’imparfait, au passé. Souvenir, souvenir, t’es plus qu’un souvenir, une photo dans un tiroir. Un mal au cœur qui ne veut pas mourir dans ma mémoire. – Louis Chedid

La mer a le bleu de tes yeux, parfois j’y vois ton visage s’y refléter et tu me souris. Je retrouve alors ma sérénité et je me rappelle, de cette époque où à tes côtés la vie n’était pas un combat de tous les jours, mais une partition de musique sur laquelle on dansait. Tu étais ma force, mon rocher, à tes côtés je me sentais invincible. Indicible bonheur, indicible douleur. Et les kilomètres défilent en mon cœur fébrile. La courbe des routes s’étire et s’étiole, et je retrace cette vie qui a grandi sans toi, cette enfant qui a grandi sans l’amour de son papa. L’enfant que j’étais a depuis longtemps pris le large, cette nuit là je perdais mon phare, je perdais ma lumière, et à mon tour je disparaissais dans les ténèbres.

J’ai laissé fermée la porte qui ouvre sur la douleur, j’ai maintenu à distance le trou noir qui eût consumé mon corps tout entier. – Delphine de Vigan

Toujours un pied devant l’autre, pédaler jusqu’à ce que le cœur oublie, le mal que ta disparition a infligé en mon corps, en mon être, enfin ne plus ressentir ce mal-être. Le sable froid et mouillé me fait penser un peu à moi, en morceaux et triste. Il attend que la mer, toi, lui ouvre ses bras et l’emmène enfin loin du rivage, vers de nouveaux paysages.

Tu es ma marrée d’écume qui doucement vient lécher mes plaies nocturnes, même mort, tu es le fil ténu qui me raccroche à la vie quand l’envie d’en finir se fait trop pressante. Tu es mon océan, tu es ma montagne, les éléments s’unissent en ton nom et le soir quand je m’endors j’entends ta voix filtrer à travers les hauts bois, car je le sais maintenant, lorsque sur les chemins battus vers de nouvelles routes inconnues nous irons, toujours la vie me ramènera à toi. Et tu me souriras, j’embrasserai la mer pour toi, je ne t’oublierai pas.

J’ai serré les poings. Comprendre quoi ? Qu’un jour on se réveille et qu’on ne pleure plus ? Combien de nuits j’ai passées, les dents dans l’oreiller, je voulais retrouver les larmes, la douleur, je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. J’ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m’a envahi le corps, j’étais devenue un manque, un amas de nuits blanches, voilà ce que j’étais, un estomac qui se vomit, j’ai cru en crever, mais quand la douleur s’est estompée, j’ai connu autre chose. Et c’était pas mieux.
C’était le vide… – Claude Gallay

Ne reste plus que le vide. Même les larmes ont désertées ce corps qui n’est plus le miens. A bout de souffle, nos vies, à bout de souffle.

Ne reste plus qu’une chanson.

Aux plus beaux moments que m’ait donnée la vie. A nous. Aux souvenirs. Aux adieux que nous n’aurons jamais.

Je t’aime infiniment, à tout jamais ❤

missyou

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